« Dieu§32 qui a créé§374 et conserve toutes choses par le Verbe, donne aux hommes dans les choses créées un témoignage incessant sur Lui-même ; voulant de plus ouvrir la voie d’un salut supérieur, Il se manifesta aussi Lui-même, dès l’origine, à nos premiers parents » a Il les a invités à une communion intime avec Lui-même en les revêtant d’une grâce et d’une justice resplendissantes.
Dieu prépare le salut de l’homme
6 paragraphes sélectionnés
54, 56, 218, 431, 781, 2575
Une fois l’unité du genre humain morcelée par le péché, Dieu§401 cherche tout d’abord à sauver l’humanité en passant par chacune de ses parties. L’alliance avec Noé§1219 d’après le déluge 1 exprime le principe de l’Économie divine envers les « nations », c’est-à-dire envers les hommes regroupés « d’après leurs pays, chacun selon sa langue, et selon leurs clans » 2.
Au cours de son histoire, Israël a pu découvrir que Dieu§295 n’avait qu’une raison de s’être révélé à lui et de l’avoir choisi parmi tous les peuples pour être à lui : son amour gratuit 1. Et Israël de comprendre, grâce à ses prophètes, que c’est encore par amour que Dieu n’a cessé de le sauver 2 et de lui pardonner son infidélité et ses péchés 3.
Dans l’histoire du salut, Dieu ne s’est pas contenté de délivrer Israël de « la maison de servitude » 1 en le faisant sortir d’Égypte. Il le sauve encore de son péché. Parce que§1850§1441 le péché est toujours une offense faite à Dieu 2, c’est Lui seul qui peut l’absoudre 3. C’est pourquoi Israël, en prenant§388 de plus en plus conscience de l’universalité du péché, ne pourra plus chercher le salut que dans l’invocation du nom du Dieu Rédempteur 4.
« À toute époque, à la vérité, et en toute nation, Dieu a tenu pour agréable quiconque le craint et pratique la justice. Cependant, il a plu à Dieu que les hommes ne reçoivent pas la sanctification et le salut séparément, hors de tout lien mutuel ; il a voulu au contraire en faire un Peuple qui le connaîtrait selon la vérité et le servirait dans la sainteté. C’est pourquoi il s’est choisi le Peuple d’Israël pour être son Peuple avec qui il a fait alliance et qu’il a progressivement instruit [...]. Tout cela cependant n’était que pour préparer et figurer l’Alliance Nouvelle et parfaite qui serait conclue dans le Christ [...]. C’est la Nouvelle Alliance dans son sang, appelant un Peuple, venu des Juifs et des païens, à se rassembler dans l’unité, non pas selon la chair, mais dans l’Esprit » a.
Ici encore, Dieu vient, le premier. Il appelle Moïse du milieu du Buisson ardent 1. Cet événement restera l’une des§205 figures primordiales de la prière dans la tradition spirituelle juive et chrétienne. En effet, si « le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob » appelle son serviteur Moïse, c’est qu’il est le Dieu Vivant qui veut la vie des hommes. Il se révèle pour les sauver, mais pas tout seul ni malgré eux : il appelle Moïse pour l’envoyer, pour l’associer à sa compassion, à son œuvre de salut. Il y a comme une imploration divine dans cette mission et Moïse, après un long débat, ajustera sa volonté à celle du Dieu sauveur. Mais dans ce dialogue où Dieu se confie, Moïse apprend aussi à prier : il se dérobe, il objecte, surtout il demande, et c’est en réponse à sa demande que le Seigneur lui confie son Nom indicible qui se révèlera dans ses hauts faits.
