En libérant certains hommes des maux terrestres de la faim 1, de l’injustice 2, de la maladie et de la mort 3, Jésus a posé§1503 des signes messianiques ; il n’est cependant pas venu pour abolir tous les maux ici-bas 4, mais pour libérer les hommes de l’esclavage le plus grave, celui du péché§440 5, qui les entrave dans leur vocation de fils de Dieu et cause tous leurs asservissements humains.
2 paragraphes sélectionnés
549, 1505
Ému par tant de souffrances, le Christ non seulement se laisse toucher par les malades, mais il fait siennes leurs misères : « Il a pris nos infirmités et s’est chargé de nos maladies » 1. Il n’a pas guéri tous les malades. Ses guérisons étaient des signes de la venue du Royaume de Dieu. Ils annonçaient une guérison plus radicale : la victoire sur le péché§440 et la mort par sa Pâque. Sur la Croix, le Christ a pris sur lui tout le poids du mal 2 et a enlevé le « péché du monde » 3, dont la maladie n’est qu’une conséquence. Par sa passion et sa mort sur la Croix, le Christ a donné un sens nouveau à la souffrance : elle peut désormais nous configurer à lui et nous unir à sa passion§307 rédemptrice.
