Allant plus loin, Jésus accomplit la Loi sur la pureté des aliments, si importante dans la vie quotidienne juive, en dévoilant son sens « pédagogique » 1 par une interprétation divine : « Rien de ce qui pénètre du dehors dans l’homme ne peut le souiller [...] – ainsi il déclarait purs tous les aliments. Ce qui sort de l’homme, voilà ce qui souille l’homme. Car c’est du dedans, du cœur des hommes que sortent§368 les desseins pervers » 2. En délivrant avec autorité divine l’interprétation définitive de la Loi, Jésus s’est trouvé affronté à certains docteurs de la Loi qui ne recevaient pas son interprétation de la Loi garantie pourtant par les signes divins qui l’accompagnaient 3. Ceci vaut§548 particulièrement pour la question du sabbat : Jésus rappelle, souvent avec des arguments§2173 rabbiniques 4, que le repos du sabbat n’est pas troublé par le service de Dieu 5 ou du prochain 6 qu’accomplissent ses guérisons.
2 paragraphes sélectionnés
582, 2534
Le dixième commandement§2069 dédouble et complète le neuvième, qui porte sur la concupiscence de la chair. Il interdit la convoitise du bien d’autrui, racine du vol, de la rapine et de la fraude, que proscrit le septième commandement. La « convoitise des yeux » 1 conduit à la violence et à l’injustice défendues par le cinquième précepte 2. La cupidité trouve son origine, comme la fornication, dans l’idolâtrie prohibée dans les trois premières prescriptions de la loi 3. Le dixième commandement porte sur l’intention du cœur ; il résume, avec le neuvième, tous les préceptes de la Loi.§242
