Parmi les autorités religieuses de Jérusalem, non seulement il s’est trouvé le pharisien Nicodème 1 ou le notable Joseph d’Arimathie pour être en secret disciples de Jésus 2, mais il s’est produit pendant longtemps des dissensions au sujet de Celui-ci 3 au point qu’à la veille même de sa passion, saint Jean peut dire d’eux qu’« un bon nombre crut en lui », quoique d’une manière très imparfaite 4. Cela n’a rien d’étonnant si l’on tient compte qu’au lendemain de la Pentecôte « une multitude de prêtres obéissait à la foi » 5 et que « certains du parti des Pharisiens étaient devenus croyants » 6 au point que saint Jacques peut dire à saint Paul que « plusieurs milliers de Juifs ont embrassé la foi et ce sont tous d’ardents partisans de la Loi » 7.
Divisions des autorités de Jérusalem à l’égard de Jésus
2 paragraphes sélectionnés
595, 596
Les autorités religieuses de Jérusalem n’ont pas été unanimes dans la conduite à tenir vis-à-vis de Jésus 1. Les pharisiens ont menacé d’excommunication ceux qui le suivraient 2. À ceux qui craignaient que « tous croient en Jésus et que les Romains viennent détruire notre Lieu Saint et notre nation » 3, le grand prêtre Caïphe proposa en prophétisant : « Il est de votre intérêt qu’un seul homme meure§1753 pour le peuple et que la nation ne périsse pas tout entière » 4. Le Sanhédrin, ayant déclaré Jésus « passible de mort » 5 en tant que blasphémateur, mais ayant perdu le droit de mise à mort 6, livre Jésus aux Romains en l’accusant de révolte politique 7 ce qui mettra celui-ci en parallèle avec Barrabas accusé de « sédition » 8. Ce sont aussi des menaces politiques que les grands prêtres exercent sur Pilate pour qu’il condamne Jésus à mort 9.
