Catéchisme

6 paragraphes sélectionnés

617, 813, 1505, 1741, 1992, 2305

« Par sa sainte passion, sur le bois de la Croix, Il nous a mérité la justification » enseigne le Concile de Trente§1992 a : soulignant le caractère unique du sacrifice du Christ comme « principe de salut éternel§1235 » 1. Et l’Église vénère la Croix en chantant : « Salut, O Croix, notre unique espérance » (Hymne « Vexilla Regis »).
L’Église est une de par sa source : « De ce mystère, le modèle suprême et le principe est dans la trinité des personnes§172 l’unité d’un seul Dieu Père, et Fils, en ‘l’Esprit Saint » a. L’Église est une de par son Fondateur : « Car le Fils incarné en personne a réconcilié tous les hommes avec Dieu par sa Croix, rétablissant l’unité de tous en un seul Peuple et un seul Corps » b. L’Église est une de par son « âme » : « L’Esprit Saint qui habite dans§797 les croyants, qui remplit et régit toute l’Église§766, réalise cette admirable communion des fidèles et les unit tous si intimement dans le Christ, qu’il est le principe de l’Unité de l’Église » c. Il est donc de l’essence même de l’Église d’être une :
Quel étonnant mystère ! Il y a un seul Père de l’univers, un seul Logos de l’univers et aussi un seul Esprit Saint, partout identique ; il y a aussi une seule vierge devenue mère, et j’aime l’appeler l’Église d.
Ému par tant de souffrances, le Christ non seulement se laisse toucher par les malades, mais il fait siennes leurs misères : « Il a pris nos infirmités et s’est chargé de nos maladies » 1. Il n’a pas guéri tous les malades. Ses guérisons étaient des signes de la venue du Royaume de Dieu. Ils annonçaient une guérison plus radicale : la victoire sur le péché§440 et la mort par sa Pâque. Sur la Croix, le Christ a pris sur lui tout le poids du mal 2 et a enlevé le « péché du monde » 3, dont la maladie n’est qu’une conséquence. Par sa passion et sa mort sur la Croix, le Christ a donné un sens nouveau à la souffrance : elle peut désormais nous configurer à lui et nous unir à sa passion§307 rédemptrice.
Libération et salut. Par sa Croix glorieuse, le Christ a obtenu le salut de tous les hommes. Il les a rachetés du péché qui les détenait en esclavage. « C’est pour la liberté que le Christ nous a libérés » 1. En Lui, nous communions à « la vérité qui nous rend libres » 2. L’Esprit§782 Saint nous a été donné et, comme l’enseigne l’Apôtre, « là où est l’Esprit, là est la liberté » 3. Dès maintenant, nous nous glorifions de la « liberté des enfants de Dieu » 4.
La justification nous a été méritée par la Passion du Christ qui s’est offert sur la Croix en hostie vivante, sainte et agréable§617 à Dieu et dont le sang est devenu instrument de propitiation pour les péchés de tous les hommes. La justification est accordée par le Baptême, sacrement de la foi§1266. Elle nous conforme à la justice de Dieu qui nous rend intérieurement justes par la puissance de sa miséricorde. Elle a pour but la gloire de Dieu et du Christ§294, et le don de la vie éternelle a :
Maintenant, sans la loi, la justice de Dieu s’est manifestée, attestée par la loi et les prophètes, justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ, à l’adresse de tous ceux qui croient, – car il n’y a pas de différence : tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu – et ils sont justifiés par la faveur de sa grâce en vertu de la rédemption accomplie dans le Christ Jésus : Dieu l’a exposé, instrument de propitiation par son propre sang moyennant la foi ; il voulait montrer sa justice, du fait qu’il avait passé condamnation sur les péchés commis jadis au temps de la patience de Dieu ; il voulait montrer sa justice au temps présent, afin d’être juste et de justifier celui qui se réclame de la foi en Jésus 1.
La paix terrestre est image et fruit de la paix du Christ, le « Prince de la paix » messianique 1. Par le sang de sa croix, il a « tué la haine dans sa propre chair » 2, il a réconcilié avec Dieu les§1468 hommes et fait de son Église le sacrement de l’unité du genre humain et de son union avec Dieu. « Il est notre paix » 3. Il déclare « bienheureux les artisans de paix » 4.