Le séjour des morts où le Christ mort est descendu, l’Écriture l’appelle les enfers, le Shéol ou l’Hadès 1 parce que ceux qui s’y trouvent sont privés de la vision de Dieu 2. Tel est en effet, en attendant le Rédempteur, le cas de tous les morts, méchants ou justes 3 ce qui ne veut pas dire que leur sort soit identique comme le montre Jésus dans la parabole du pauvre Lazare reçu dans « le sein d’Abraham » 4. « Ce sont précisément ces âmes saintes, qui attendaient leur Libérateur dans le sein d’Abraham, que Jésus-Christ délivra lorsqu’il descendit aux enfers » a. Jésus n’est pas descendu aux enfers pour y délivrer les damnés b ni pour détruire l’enfer de la damnation c5 mais§1033 pour libérer les justes qui l’avaient précédé d6.
4 paragraphes sélectionnés
633, 1021, 2463, 2831
La mort met fin à la vie de l’homme comme temps ouvert à l’accueil ou au rejet de la grâce divine manifestée dans le Christ 1. Le Nouveau Testament parle du jugement principalement dans la perspective de la rencontre finale§1038 avec le Christ dans son second avènement, mais il affirme aussi à plusieurs reprises la rétribution immédiate après la mort de chacun en fonction§679 de ses œuvres et de sa foi. La parabole du pauvre Lazare 2 et la parole du Christ en Croix au bon larron 3, ainsi que d’autres textes du Nouveau Testament 4 parlent d’une destinée ultime de l’âme 5 qui peut être différente pour les unes et pour les autres.
Mais la présence de ceux qui ont faim par manque de pain révèle une autre profondeur de cette demande. Le drame de la faim dans le monde appelle les chrétiens qui prient en vérité à une responsabilité effective envers leurs frères, tant dans leurs comportements personnels que dans leur solidarité avec la famille humaine. Cette demande de la Prière du Seigneur ne peut être isolée des paraboles du pauvre Lazare 1 et du jugement dernier§1038 2.
