Catéchisme

2 paragraphes sélectionnés

643, 644

Devant ces témoignages il est impossible d’interpréter la Résurrection du Christ en dehors de l’ordre physique, et de ne pas la reconnaître comme un fait historique. Il résulte des faits que la foi des disciples a été soumise à l’épreuve radicale de la passion et de la mort en croix de leur maître annoncée par celui-ci à l’avance 1. La secousse provoquée par la passion fut si grande que les disciples (tout au moins certains d’entre eux) ne crurent pas aussitôt à la nouvelle de la résurrection. Loin de nous montrer une communauté saisie par une exaltation mystique, les Évangiles nous présentent les disciples abattus 2 et effrayés 3. C’est pourquoi ils n’ont pas cru les saintes femmes de retour du tombeau et « leurs propos leur ont semblé du radotage » 4. Quand Jésus se manifeste aux onze au soir de Pâques, « il leur reproche leur incrédulité et leur obstination à ne pas ajouter foi à ceux qui l’avaient vu ressuscité » 5.
Même mis devant la réalité de Jésus ressuscité, les disciples doutent encore 1, tellement la chose leur paraît impossible : ils croient voir un esprit 2. « Dans leur joie ils ne croient pas encore et demeurent saisis d’étonnement » 3. Thomas connaîtra la même épreuve du doute 4 et, lors de la dernière apparition en Galilée rapportée par Matthieu, « certains cependant doutèrent » 5. C’est pourquoi l’hypothèse selon laquelle la résurrection aurait été un « produit » de la foi (ou de la crédulité) des apôtres est sans consistance. Bien au contraire, leur foi dans la Résurrection est née – sous l’action de la grâce divine – de l’expérience directe de la réalité de Jésus ressuscité.