Même mis devant la réalité de Jésus ressuscité, les disciples doutent encore 1, tellement la chose leur paraît impossible : ils croient voir un esprit 2. « Dans leur joie ils ne croient pas encore et demeurent saisis d’étonnement » 3. Thomas connaîtra la même épreuve du doute 4 et, lors de la dernière apparition en Galilée rapportée par Matthieu, « certains cependant doutèrent » 5. C’est pourquoi l’hypothèse selon laquelle la résurrection aurait été un « produit » de la foi (ou de la crédulité) des apôtres est sans consistance. Bien au contraire, leur foi dans la Résurrection est née – sous l’action de la grâce divine – de l’expérience directe de la réalité de Jésus ressuscité.
Doute sur la foi
4 paragraphes sélectionnés
644, 1381, 2088, 2089
« La présence du véritable Corps du Christ et du véritable Sang du Christ dans ce sacrement, ‘on ne l’apprend point par les sens, dit saint Thomas, mais par la foi seule, laquelle s’appuie sur l’autorité§156 de Dieu’. C’est pourquoi§215, commentant le texte de saint Luc, 22, 19 : ‘Ceci est mon Corps qui sera livré pour vous’, saint Cyrille d’Alexandrie a déclare : ‘Ne va pas te demander si c’est vrai, mais accueille plutôt avec foi les paroles du Seigneur, parce que lui, qui est la Vérité, ne ment pas’ » b :
Le premier commandement nous demande de nourrir et de garder avec prudence et vigilance notre foi et de rejeter tout ce qui s’oppose à elle. Il y a de diverses manières de pécher contre la foi :
Le doute volontaire portant sur la foi néglige§157 ou refuse de tenir pour vrai ce que Dieu a révélé et que l’Église propose à croire. Le doute involontaire désigne l’hésitation à croire, la difficulté de surmonter les objections liées à la foi ou encore l’anxiété suscitée par l’obscurité de celle-ci. S’il est délibérément cultivé, le doute peut conduire à l’aveuglement de l’esprit.
Le doute volontaire portant sur la foi néglige§157 ou refuse de tenir pour vrai ce que Dieu a révélé et que l’Église propose à croire. Le doute involontaire désigne l’hésitation à croire, la difficulté de surmonter les objections liées à la foi ou encore l’anxiété suscitée par l’obscurité de celle-ci. S’il est délibérément cultivé, le doute peut conduire à l’aveuglement de l’esprit.
L’incrédulité est la négligence de la vérité révélée ou le refus volontaire d’y donner son assentiment. « L’hérésie est la négation§162§817 obstinée, après la réception du baptême, d’une vérité qui doit être crue de foi divine et catholique, ou le doute obstiné sur cette vérité. L’apostasie est le rejet total de la foi chrétienne. Le schisme est le refus de la soumission au Souverain Pontife ou de communion avec les membres de l’Église qui lui sont soumis » a.
