Esprit Saint et baptême
8 paragraphes sélectionnés
691, 694, 698, 701, 798, 1274, 2017, 2670
L’eau. Le symbolisme de l’eau est significatif de l’action de l’Esprit Saint dans le Baptême, puisque, après l’invocation§1218 de l’Esprit Saint, elle devient le signe sacramentel efficace de la nouvelle naissance : de même que la gestation de notre première naissance s’est opérée dans l’eau, de même l’eau baptismale signifie réellement que notre naissance à la vie divine nous est donnée dans l’Esprit Saint. Mais « baptisés dans un seul Esprit », nous sommes aussi « abreuvés d’un seul Esprit » 1 : l’Esprit est donc aussi personnellement l’Eau vive qui jaillit du Christ crucifié 2 comme de sa source§2652 et qui en nous jaillit en Vie éternelle 3.
Le sceau est un symbole§1295-1296 proche de celui de l’Onction. C’est en effet le Christ que « Dieu a marqué de son sceau » 1 et c’est en lui que le Père nous marque aussi de son sceau 2. Parce qu’elle indique l’effet indélébile de l’Onction de l’Esprit Saint dans les sacrements du Baptême, de la Confirmation et de l’Ordre, l’image du sceau§1121 (sphragis) a été utilisée dans certaines traditions théologiques pour exprimer le « caractère » ineffaçable imprimé par ces trois sacrements qui ne peuvent être réitérés.
La colombe. À la fin du déluge (dont le symbolisme concerne le Baptême), la colombe lâchée par Noé revient, un rameau tout§1219 frais d’olivier dans le bec, signe que la terre est de nouveau habitable (voir Gn 8:8-12). Quand le Christ remonte de l’eau de son baptême, l’Esprit Saint, sous forme d’une colombe, descend sur lui et y demeure§535 1. L’Esprit descend et repose dans le cœur purifié des baptisés. Dans certaines églises, la sainte Réserve eucharistique est conservée dans un réceptacle métallique en forme de colombe (le columbarium) suspendu au-dessus de l’autel. Le symbole de la colombe pour suggérer l’Esprit Saint est traditionnel dans l’iconographie chrétienne.
L’Esprit Saint§737§1091-1109 est « le Principe de toute action vitale et vraiment salutaire en chacune des diverses parties du Corps » a. Il opère de multiples manières l’édification du Corps§791 tout entier dans la charité 1 : par la Parole de Dieu, « qui a la puissance de construire l’édifice » 2, par le Baptême par lequel il forme le Corps du Christ 3 ; par les sacrements qui donnent croissance et guérison aux membres du Christ ; par « la grâce accordée aux apôtres qui tient la première place parmi ses dons » b, par les vertus qui font agir selon le bien, enfin par les multiples grâces spéciales [appelés « charismes »] par lesquels il rend les fidèles « aptes et disponibles pour assumer les diverses charges et offices qui servent à renouveler et à édifier davantage l’Église » cd.
Le « sceau du Seigneur » a est le sceau dont l’Esprit Saint nous a marqués « pour le jour de la rédemption » 1. « Le Baptême, en effet, est le sceau de la vie éternelle » b. Le fidèle qui aura « gardé le sceau » jusqu’au bout, c’est-à-dire§197 qui sera resté fidèle aux exigences de son Baptême, pourra s’en aller « marqué du signe de la foi§2016 » c, avec la foi de son Baptême, dans l’attente de la vision bienheureuse de Dieu – consommation de la foi – et dans l’espérance de la résurrection.
« Nul ne peut dire : ‘Jésus est Seigneur’, que sous l’action de l’Esprit Saint » 1. Chaque fois que nous commençons à prier Jésus, c’est l’Esprit Saint qui, par sa grâce prévenante§683, nous attire sur le Chemin de la prière. Puisqu’il nous apprend à prier en nous rappelant§2001 le Christ, comment ne pas le prier lui-même ? C’est pourquoi l’Église nous invite à implorer chaque jour le Saint Esprit, spécialement au commencement et au terme de toute§1310 action importante.
Si l’Esprit ne doit pas être adoré, comment me divinise-t-il par le Baptême ? Et s’il doit être adoré, ne doit-il pas être l’objet d’un culte particulier ? a.
