Catéchisme

4 paragraphes sélectionnés

697, 1027, 1147, 1189

La nuée et la lumière. Ces deux symboles sont inséparables dans les manifestations de l’Esprit Saint. Dès les théophanies de l’Ancien Testament, la Nuée, tantôt obscure, tantôt lumineuse, révèle le Dieu vivant et sauveur, en voilant la transcendance de sa Gloire : avec Moïse sur la montagne du Sinaï 1, à la Tente de Réunion 2 et durant la marche au désert 3 ; avec Salomon lors de la dédicace du Temple 4. Or ces figures sont accomplies par le Christ dans l’Esprit Saint. C’est Celui-ci qui§484 vient sur la Vierge Marie et la prend « sous son ombre » pour qu’elle conçoive et enfante Jésus 5. Sur§554 la montagne de la Transfiguration, c’est lui qui « survient dans la nuée qui prend sous son ombre » Jésus, Moïse et Élie, Pierre, Jacques et Jean, et « de la nuée sort une voix qui dit : ‘Celui-ci est mon Fils, mon Élu, écoutez-le’ » 6. C’est enfin la même Nuée qui « dérobe Jésus aux yeux » des disciples le jour de l’Ascension 7 et qui le révélera Fils de l’homme dans§659 sa Gloire au Jour de son Avènement 8.
Ce mystère de communion bienheureuse avec Dieu et avec tous ceux qui sont dans le Christ dépasse toute compréhension et toute représentation. L’Écriture nous en parle en images : vie, lumière§959§1720, paix, festin de noces, vin du royaume, maison du Père, Jérusalem céleste, paradis : « Ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas monté au cœur de l’homme, tout ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment » 1.
Dieu parle à l’homme à travers la création visible. Le cosmos matériel se présente à l’intelligence de l’homme pour qu’il y lise les§299 traces de son Créateur 1. La lumière et la nuit, le vent et le feu, l’eau et la terre, l’arbre et les fruits parlent de Dieu, symbolisent à la fois sa grandeur et sa proximité.
La célébration liturgique comporte des signes et des symboles qui se réfèrent à la création (lumière, eau, feu), à la vie humaine (laver, oindre, rompre le pain) et à l’histoire du salut (les rites de la Pâque). Insérés dans le monde de la foi et assumés par la force de l’Esprit Saint, ces éléments cosmiques, ces rites humains, ces gestes du souvenir de Dieu deviennent porteurs de l’action salvatrice et sanctificatrice du Christ.