La main. C’est en imposant les mains§1300 que Jésus guérit les malades 1 et bénit les petits enfants 2. En son nom§292, les apôtres feront de même 3. Mieux encore, c’est par l’imposition des mains§1288§1573 des apôtres que l’Esprit Saint est donné 4. L’Épître aux Hébreux met l’imposition des mains au nombre des « articles fondamentaux » de son enseignement 5. Ce signe de l’effusion toute-puissante de l’Esprit Saint, l’Église l’a gardé dans§1668 ses épiclèses sacramentelles.
5 paragraphes sélectionnés
699, 1503, 1504, 1505, 1506
La compassion du Christ envers les malades et ses nombreuses guérisons d’infirmes de toute sorte 1 sont un signe éclatant§549 de ce « que Dieu a visité son peuple » 2 et que le Royaume de Dieu est tout proche. Jésus n’a pas seulement pouvoir de guérir, mais aussi de pardonner les péchés 3 : il est venu guérir l’homme tout entier, âme et corps§1421 ; il est le médecin dont les malades ont besoin 4. Sa compassion envers tous ceux qui souffrent va si loin qu’il s’identifie avec eux : « J’ai été malade et vous m’avez visité » 5. Son amour de prédilection pour les infirmes n’a cessé, tout au long des siècles, d’éveiller l’attention toute particulière des chrétiens envers tous§2288 ceux qui souffrent dans leur corps et dans leur âme. Elle est à l’origine des efforts inlassables pour les soulager.
Souvent Jésus§696 demande aux malades de croire 1. Il se sert de signes pour guérir : salive et imposition des mains 2, boue et ablution 3. Les malades cherchent à le toucher 4 « car une force sortait de lui qui les guérissait tous » 5. Ainsi, dans les sacrements, le Christ continue à nous « toucher » pour nous guérir.
Ému par tant de souffrances, le Christ non seulement se laisse toucher par les malades, mais il fait siennes leurs misères : « Il a pris nos infirmités et s’est chargé de nos maladies » 1. Il n’a pas guéri tous les malades. Ses guérisons étaient des signes de la venue du Royaume de Dieu. Ils annonçaient une guérison plus radicale : la victoire sur le péché§440 et la mort par sa Pâque. Sur la Croix, le Christ a pris sur lui tout le poids du mal 2 et a enlevé le « péché du monde » 3, dont la maladie n’est qu’une conséquence. Par sa passion et sa mort sur la Croix, le Christ a donné un sens nouveau à la souffrance : elle peut désormais nous configurer à lui et nous unir à sa passion§307 rédemptrice.
Le Christ invite ses disciples à le suivre en prenant à leur tour leur croix 1. En le suivant, ils acquièrent un nouveau regard sur la maladie et sur les malades. Jésus les associe à sa vie pauvre et servante. Il les fait participer à son ministère de compassion et de guérison : « Ils s’en allèrent prêcher qu’on se repentît ; et ils chassaient beaucoup de démons et faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades et les guérissaient » 2.
