8 paragraphes sélectionnés
73, 221, 238, 239, 240, 241, 242, 2798
Saint Jean va encore plus loin lorsqu’il atteste : « Dieu est Amour » 1 : l’Être même de Dieu est Amour. En envoyant§733 dans la plénitude des temps son Fils unique et l’Esprit d’Amour, Dieu§851 révèle son secret le plus intime 2 : Il est Lui-même éternellement échange d’amour : Père, Fils et Esprit Saint, et Il nous a destinés à y avoir part§257.
L’invocation de Dieu comme « Père » est connue dans beaucoup de religions. La divinité est souvent considérée comme « père des dieux et des hommes ». En Israël, Dieu est appelé Père en tant que Créateur du monde 1. Dieu est Père plus encore en raison de l’alliance et du don de la Loi à Israël son « fils premier-né » 2. Il est aussi appelé Père du roi d’Israël 3. Il est tout spécialement « le Père des pauvres », de l’orphelin et de la veuve§2443 qui sont sous sa protection aimante 4.
En désignant Dieu§2779 du nom de « Père », le langage de la foi indique principalement deux aspects : que Dieu est origine première de tout et autorité transcendante et qu’il est en même temps bonté et sollicitude aimante pour tous ses enfants. Cette tendresse parentale de Dieu peut aussi être exprimée par l’image de la maternité 1 qui indique davantage l’immanence de Dieu, l’intimité entre Dieu et Sa créature. Le langage de la foi puise ainsi dans l’expérience humaine des parents qui sont d’une certaine façon les premiers représentants de Dieu pour l’homme. Mais cette expérience dit aussi que les parents humains sont faillibles et qu’ils peuvent défigurer le visage de la paternité et de la maternité. Il convient alors de rappeler que Dieu transcende la distinction humaine des sexes. Il n’est ni homme, ni femme, il est Dieu§370. Il transcende aussi la paternité et la maternité humaines 2, tout en en étant l’origine et la mesure 3 : Personne n’est père comme l’est Dieu.
Jésus§441-445 a révélé que Dieu est « Père » dans un sens inouï : Il ne l’est pas seulement en tant que Créateur, Il est éternellement§2780 Père en relation à son Fils unique, qui éternellement n’est Fils qu’en relation au Père : « Nul ne connaît le Fils si ce n’est le Père, comme nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut bien Le révéler » 1.
À leur suite, suivant la tradition apostolique, l’Église a confessé en 325 au premier Concile œcuménique de Nicée que le Fils§465 est « consubstantiel » au Père, c’est-à-dire un seul Dieu avec lui. Le deuxième Concile œcuménique, réuni à Constantinople en 381, a gardé cette expression dans sa formulation du Credo de Nicée et a confessé « le Fils unique de Dieu, engendré du Père avant tous les siècles, lumière de lumière, vrai Dieu du vrai Dieu, engendré non pas créé, consubstantiel au Père » a.
