Catéchisme

Dieu opère la guérison spirituelle

5 paragraphes sélectionnés

739, 798, 1210, 1484, 1502

Parce que l’Esprit Saint est l’Onction du Christ, c’est le Christ, la Tête du Corps, qui le répand dans ses membres§1076 pour les nourrir, les guérir, les organiser dans leurs fonctions mutuelles, les vivifier, les envoyer témoigner, les associer à son offrande au Père et à son intercession pour le monde entier. C’est par les sacrements de l’Église que le Christ communique aux membres de son Corps son Esprit Saint et Sanctificateur (ce sera l’objet de la deuxième partie du Catéchisme).
L’Esprit Saint§737§1091-1109 est « le Principe de toute action vitale et vraiment salutaire en chacune des diverses parties du Corps » a. Il opère de multiples manières l’édification du Corps§791 tout entier dans la charité 1 : par la Parole de Dieu, « qui a la puissance de construire l’édifice » 2, par le Baptême par lequel il forme le Corps du Christ 3 ; par les sacrements qui donnent croissance et guérison aux membres du Christ ; par « la grâce accordée aux apôtres qui tient la première place parmi ses dons » b, par les vertus qui font agir selon le bien, enfin par les multiples grâces spéciales [appelés « charismes »] par lesquels il rend les fidèles « aptes et disponibles pour assumer les diverses charges et offices qui servent à renouveler et à édifier davantage l’Église » cd.
Les sacrements de la Loi Nouvelle sont institués par le Christ et ils sont au nombre de sept, à savoir le Baptême, la Confirmation, l’Eucharistie§1113, la Pénitence, l’Onction des malades, l’Ordre et le Mariage. Les sept sacrements touchent toutes les étapes et tous les moments importants de la vie du chrétien : ils donnent naissance et croissance, guérison et mission à la vie de foi des chrétiens. En cela il existe une certaine ressemblance entre les étapes de la vie naturelle et les étapes de la vie spirituelle a.
« La confession individuelle et intégrale suivie de l’absolution demeure le seul mode ordinaire par lequel les fidèles se réconcilient avec Dieu et l’Église, sauf si une impossibilité physique ou morale dispense d’une telle confession » a. Ceci n’est pas sans raisons profondes. Le Christ agit en chacun des sacrements. Il s’adresse personnellement à chacun des pécheurs : « Mon§878 enfant, tes péchés sont remis » 1 ; il est le médecin qui se penche sur chacun des malades qui ont besoin de lui 2 pour les guérir ; il les relève et les réintègre dans la communion fraternelle. La confession personnelle est donc la forme la plus significative de la réconciliation avec Dieu et avec l’Église.
L’homme de l’Ancien Testament vit la maladie en face de Dieu. C’est devant Dieu qu’il déverse sa plainte sur sa maladie 1 et c’est de Lui, le Maître de la vie et de la mort, qu’il implore la guérison 2. La maladie devient chemin de conversion 3 et le pardon de Dieu inaugure la guérison 4. Israël fait§164 l’expérience que la maladie est, d’une façon mystérieuse§376, liée au péché et au mal, et que la fidélité à Dieu, selon sa Loi, rend la vie : « car c’est moi, le Seigneur, qui suis ton médecin » 5. Le prophète entrevoit que la souffrance peut aussi avoir un sens rédempteur pour les péchés des autres 6. Enfin, Isaïe annonce que Dieu amènera un temps pour Sion où il pardonnera toute faute et guérira toute maladie 7.