Dans le langage chrétien, le mot « Église » désigne l’assemblée liturgique 1, mais aussi la communauté locale 2 ou toute§1140§832 la communauté universelle des croyants 3. Ces trois significations sont en fait§830 inséparables. « L’Église », c’est le Peuple que Dieu rassemble dans le monde entier. Elle existe dans les communautés locales et se réalise comme assemblée liturgique, surtout eucharistique. Elle vit de la Parole et du Corps du Christ et devient ainsi elle-même Corps du Christ.
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Dans la Liturgie de la Nouvelle Alliance, toute action liturgique, spécialement la célébration de l’Eucharistie et des sacrements, est une rencontre entre le Christ et l’Église. L’assemblée liturgique tient son unité de la « Communion de l’Esprit Saint » qui rassemble les enfants de Dieu dans l’unique Corps du Christ. Elle dépasse les affinités humaines, raciales, culturelles et sociales.
« C’est la Parole du salut qui nourrit la foi dans le cœur des chrétiens : c’est elle qui donne naissance et croissance à la communion des chrétiens » a. L’annonce de la Parole de Dieu ne s’arrête pas à un enseignement : elle appelle la réponse de foi, comme consentement et engagement, en vue§143 de l’Alliance entre Dieu et son peuple. C’est encore l’Esprit Saint qui donne la grâce de la foi, la fortifie et la fait croître dans la communauté. L’assemblée liturgique est d’abord Communion dans la foi.
Ainsi, dans la célébration§1333-1340 des sacrements, c’est toute l’assemblée qui est « liturge », chacun selon sa fonction, mais dans « l’unité de l’Esprit » qui agit en tous. « Dans les célébrations liturgiques, chacun, ministre ou fidèle, en s’acquittant de sa fonction, fera seulement et totalement ce qui lui revient en vertu de la nature de la chose et des normes liturgiques » a.
Le dimanche est le jour par excellence de l’Assemblée liturgique, où les fidèles se rassemblent « pour que, entendant la Parole de Dieu et participant à l’Eucharistie, ils fassent mémoire de la Passion, de la Résurrection et de la Gloire du Seigneur Jésus, en rendant grâces à Dieu qui les a régénérés pour une vivante espérance par la Résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts » a :
Quand nous méditons, ô Christ, les merveilles qui furent accomplis en ce jour du dimanche de ta sainte Résurrection, nous disons : Béni est le jour du dimanche, car c’est en lui que fut le commencement de la création... le salut du monde... le renouvellement du genre humain... C’est en lui que le ciel et la terre se sont réjouis et que l’univers entier fut rempli de lumière. Béni est le jour du dimanche, car c’est en lui que furent ouvertes les portes du paradis pour qu’Adam et tous les bannis y entrent sans crainte a.
Le dimanche, « Jour du Seigneur », est le principal jour de la célébration de l’Eucharistie parce qu’il est le jour de la Résurrection. Il est le jour de l’Assemblée liturgique par excellence, le jour de la famille chrétienne, le jour de la joie et du repos du travail. Il est « le fondement et le noyau de toute l’année liturgique » a.
Très tôt, l’usage liturgique a conclu la Prière du Seigneur par une doxologie. Dans la Didaché (8, 2) : « Car c’est à toi qu’appartiennent la puissance§2855 et la gloire dans les siècles ». Les Constitutions apostoliques (7, 24, 1) ajoutent en commençant : « le règne », et c’est la formule retenue de nos jours dans la prière œcuménique. La tradition byzantine ajoute après la gloire « Père, Fils et Saint Esprit ». Le missel romain développe la dernière demande 1 dans la perspective explicite de « l’attente de la bienheureuse espérance » 2 et de l’Avènement de Jésus§2854-Christ notre Seigneur, puis vient l’acclamation de l’assemblée ou la reprise de la doxologie des Constitutions apostoliques.
