Les croyants qui répondent à la Parole de Dieu et deviennent membres du Corps du Christ, deviennent étroitement unis§947 au Christ : « Dans ce corps la vie du Christ se répand à travers les croyants que les sacrements, d’une manière mystérieuse et réelle, unissent au Christ souffrant et glorifié » a. Ceci est particulièrement vrai du Baptême par lequel nous§1227 sommes unis à la mort et à la Résurrection du Christ 1, et de l’Eucharistie, par laquelle, « participant réellement§1329 au corps du Christ », « nous sommes élevés à la communion avec Lui et entre nous » b.
9 paragraphes sélectionnés
790, 805, 947, 1076, 1082, 1084, 1110, 1111, 1112
« Puisque tous les croyants forment un seul corps, le bien des uns est communiqué aux autres [...] Il faut de la sorte croire qu’il existe une communion des biens dans l’Église. Mais le membre le plus important est le Christ, puisqu’Il est la tête [...] Ainsi§790, le bien du Christ est communiqué à tous les membres, et cette communication se fait par les sacrements de l’Église » a. « Comme cette Église est gouvernée par un seul et même Esprit, tous les biens qu’elle a reçus deviennent nécessairement un fonds commun » b.
Le jour de la Pentecôte, par l’effusion de l’Esprit Saint, l’Église est manifestée au monde ab. Le don de l’Esprit inaugure un temps nouveau dans la « dispensation du Mystère » : le temps de l’Église, durant lequel le Christ manifeste, rend présent et communique son œuvre de salut par la Liturgie de Son Église, « jusqu’à ce qu’Il vienne » 1. Durant ce temps de l’Église, le Christ vit et agit désormais dans Son Église et avec elle§739 d’une manière nouvelle, propre à ce temps nouveau. Il agit par les Sacrements ; c’est cela que la Tradition commune de l’Orient et de l’Occident appelle « l’Économie sacramentelle » ; celle-ci consiste en la communication (ou « dispensation ») des fruits du Mystère pascal du Christ dans la célébration de la liturgie « sacramentelle » de l’Église.
C’est pourquoi il importe de mettre d’abord en lumière cette « dispensation sacramentelle » (Chapitre premier). Ainsi apparaîtront plus clairement la nature et les aspects essentiels de la célébration liturgique (Chapitre deuxième).
C’est pourquoi il importe de mettre d’abord en lumière cette « dispensation sacramentelle » (Chapitre premier). Ainsi apparaîtront plus clairement la nature et les aspects essentiels de la célébration liturgique (Chapitre deuxième).
Dans la liturgie de l’Église, la bénédiction divine est pleinement révélée et communiquée : le Père est reconnu et adoré comme la Source et la Fin de toutes les bénédictions de la création et du salut ; dans Son Verbe, incarné, mort et ressuscité pour nous, il nous comble de Ses bénédictions, et par Lui il répand en nos cœurs le Don qui contient tous les dons : l’Esprit Saint.
« Assis à la droite du Père » et répandant l’Esprit Saint en son Corps qui est l’Église, le Christ agit désormais par§662 les sacrements, institués par Lui pour communiquer sa grâce. Les sacrements sont des signes sensibles (paroles et actions), accessibles à notre humanité actuelle. Ils§1127 réalisent efficacement la grâce qu’ils signifient en vertu de l’action du Christ et par la puissance de l’Esprit Saint.
L’œuvre du Christ dans la Liturgie est sacramentelle parce que son Mystère de salut y est rendu présent par la puissance de son Esprit Saint ; parce que son Corps, qui est l’Église, est comme le sacrement (signe et instrument) dans lequel l’Esprit Saint dispense le Mystère du salut ; parce qu’à travers ses actions liturgiques, l’Église pérégrinante participe déjà, en avant-goût, à la Liturgie céleste.
La mission de l’Esprit Saint dans la Liturgie de l’Église est de préparer l’Assemblée à rencontrer le Christ ; de rappeler et de manifester le Christ à la foi de l’Assemblée ; de rendre présent et d’actualiser l’œuvre salvifique du Christ par sa puissance transformante et de faire fructifier le don de la Communion dans l’Église.
