C’est dans ce sens qu’apparaît toujours nécessaire le discernement des charismes. Aucun charisme ne dispense de la référence§1905 et de la soumission aux Pasteurs de l’Église. « C’est à eux qu’il convient spécialement§894, non pas d’éteindre l’Esprit, mais de tout éprouver pour retenir ce qui est bon » a, afin que tous les charismes coopèrent, dans leur diversité et leur complémentarité, au « bien commun » 1 bc.
7 paragraphes sélectionnés
801, 857, 1551, 1632, 2033, 2038, 2663
L’Église est apostolique parce qu’elle est fondée sur les apôtres, et ceci en un triple sens§75 :
– elle a été et demeure bâtie sur « le fondement des apôtres » 1, témoins choisis et envoyés en mission par le Christ lui-même 2 ;
– elle garde et transmet, avec l’aide de l’Esprit§171 qui habite en elle, l’enseignement 3, le bon dépôt, les saines paroles entendues des apôtres 4 ;
– elle continue à être enseignée, sanctifiée et dirigée par les apôtres jusqu’au retour du Christ grâce à ceux qui leurs succèdent dans leur charge pastorale : le collège des évêques, « assisté par les§880§1575 prêtres, en union avec le successeur de Pierre, pasteur suprême de l’Église » a :
– elle a été et demeure bâtie sur « le fondement des apôtres » 1, témoins choisis et envoyés en mission par le Christ lui-même 2 ;
– elle garde et transmet, avec l’aide de l’Esprit§171 qui habite en elle, l’enseignement 3, le bon dépôt, les saines paroles entendues des apôtres 4 ;
– elle continue à être enseignée, sanctifiée et dirigée par les apôtres jusqu’au retour du Christ grâce à ceux qui leurs succèdent dans leur charge pastorale : le collège des évêques, « assisté par les§880§1575 prêtres, en union avec le successeur de Pierre, pasteur suprême de l’Église » a :
Père éternel, tu n’abandonnes pas ton troupeau, mais tu le gardes par tes bienheureux apôtres sous ta constante protection. Tu le diriges encore par ces mêmes pasteurs qui continuent aujourd’hui l’œuvre de ton Fils 24.
Ce sacerdoce est ministériel. « Cette charge, confiée par le Seigneur aux pasteurs de son peuple, est un véritable service§876 » a. Il est entièrement référé au Christ et aux hommes. Il dépend entièrement du Christ et de son sacerdoce unique, et il a été institué en faveur des hommes et de la communauté de l’Église. Le sacrement de l’Ordre communique « un pouvoir sacré », qui§1538 n’est autre que celui du Christ. L’exercice de cette autorité doit donc se mesurer d’après le modèle du Christ qui par amour s’est§608 fait le dernier et le serviteur de tous 1. « Le Seigneur a dit clairement que le soin apporté à son troupeau était une preuve d’amour pour Lui » b2.
Pour que le « Oui » des époux§2206 soit un acte libre et responsable, et pour que l’alliance matrimoniale ait des assises humaines et chrétiennes solides et durables, la préparation au mariage§2350 est de première importance :
Il faut instruire à temps les jeunes, et de manière appropriée, de préférence au sein de la famille, sur la dignité de l’amour conjugal, sa fonction, son exercice : ainsi formés à la chasteté, ils pourront, le moment venu, s’engager dans le mariage après des fiançailles vécues dans la dignité a.
Le magistère des pasteurs de l’Église en matière morale s’exerce ordinairement dans la catéchèse et dans la prédication, avec l’aide des œuvres des théologiens et des auteurs spirituels. Ainsi s’est transmis de génération en génération, sous l’égide et la vigilance des pasteurs, le « dépôt§84 » de la morale chrétienne, composé d’un ensemble caractéristique de règles, de commandements et de vertus procédant de la foi au Christ et vivifiés par la charité. Cette catéchèse a traditionnellement pris pour base, à côté du Credo et du Pater, le Décalogue qui énonce les principes de la vie morale valables pour tous les hommes.
Dans l’œuvre d’enseignement et d’application de la morale chrétienne, l’Église a besoin du dévouement des pasteurs, de la science des théologiens, de la contribution de tous les chrétiens et des hommes de bonne volonté. La foi et la mise en pratique de l’Évangile procurent à chacun une§2442 expérience de la vie « dans le Christ », qui l’éclaire et le rend capable d’estimer les réalités divines et humaines selon l’Esprit de Dieu 1. Ainsi l’Esprit Saint peut-il se servir des plus humbles pour éclairer les savants et les plus élevés en dignité.
Dans la tradition vivante de la prière, chaque Église propose à ses fidèles, selon le contexte historique, sociale et culturel, le langage§1201 de leur prière : paroles, mélodies, gestes, iconographie. Il appartient au magistère a de discerner la fidélité de ces chemins de prière à la tradition de la foi apostolique, et il revient aux pasteurs et aux catéchètes d’en expliquer le sens, toujours relatif à Jésus-Christ.
