Catéchisme

4 paragraphes sélectionnés

801, 951, 1905, 2039

C’est dans ce sens qu’apparaît toujours nécessaire le discernement des charismes. Aucun charisme ne dispense de la référence§1905 et de la soumission aux Pasteurs de l’Église. « C’est à eux qu’il convient spécialement§894, non pas d’éteindre l’Esprit, mais de tout éprouver pour retenir ce qui est bon » a, afin que tous les charismes coopèrent, dans leur diversité et leur complémentarité, au « bien commun » 1 bc.
La communion des charismes : Dans la communion de l’Église, l’Esprit Saint « distribue aussi parmi les fidèles§799 de tous ordres [...] les grâces spéciales » pour l’édification de l’Église a. Or, « à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée en vue du bien commun » 1.
Conformément à la nature sociale de l’homme, le bien de chacun est nécessairement en rapport avec le bien commun. Celui§801-ci ne peut être défini qu’en référence à la personne humaine§1881 :
Ne vivez point isolés, retirés en vous-mêmes, comme si vous étiez déjà justifiés, mais rassemblez vous pour rechercher ensemble ce qui est de l’intérêt commun a.
Les ministères doivent s’exercer dans un esprit de service fraternel et de dévouement à l’Église, au nom du Seigneur 1. En même temps, la conscience de chacun, dans son jugement moral sur ses actes personnels, doit éviter de s’enfermer dans une considération individuelle. De son mieux elle doit s’ouvrir à la considération du bien de tous, tel qu’il s’exprime dans la loi morale, naturelle et révélée, et conséquemment dans la loi de l’Église et dans l’enseignement autorisé du Magistère sur les questions morales. Il ne convient§1783 pas d’opposer la conscience personnelle et la raison à la loi morale ou au Magistère de l’Église.