Catéchisme

Christ, soutien de l’Église

9 paragraphes sélectionnés

820, 822, 823, 824, 830, 837, 869, 1076, 1547

L’unité, « le Christ l’a accordée à son Église dès le commencement. Nous croyons qu’elle subsiste de façon inamissible dans l’Église catholique et nous espérons qu’elle s’accroîtra de jour en jour jusqu’à la consommation des siècles » a. Le Christ donne toujours à son Église le don de l’unité, mais l’Église doit toujours prier et travailler pour maintenir, renforcer et parfaire l’unité que le Christ veut pour elle. C’est pourquoi§2748 Jésus lui-même a prié à l’heure de sa passion, et Il ne cesse de prier le Père pour l’unité de ses disciples : « ... Que tous soient un. Comme Toi, Père, Tu es en Moi et Moi en Toi, qu’eux aussi soient un en Nous, afin que le monde croie que Tu M’as envoyé » 1. Le désir de retrouver l’unité de tous les chrétiens est un don du Christ et un appel de l’Esprit Saint b.
Le souci de réaliser l’union « concerne toute l’Église, fidèles et pasteurs » a. Mais il faut aussi « avoir conscience que ce projet sacré, la réconciliation de tous les chrétiens dans l’unité d’une seule et unique Église du Christ, dépasse les forces et les capacités humaines » C’est pourquoi nous mettons tout notre espoir « dans la prière du Christ pour l’Église, dans l’amour du Père à notre égard, et dans la puissance du Saint-Esprit » b.
« L’Église [...] est aux yeux de la foi indéfectiblement sainte. En effet le Christ, Fils de Dieu, qui, avec le Père§459 et l’Esprit, est proclamé ‘seul Saint’, a aimé l’Église comme son épouse, il s’est livré§796 pour elle afin de la sanctifier, il se l’est unie comme son Corps et l’a comblée du don de l’Esprit Saint pour la gloire de Dieu » a. L’Église est donc « le Peuple saint de Dieu » b, et ses membres sont appelés « saints§946 » 1.
L’Église, unie au Christ, est sanctifiée par Lui ; par Lui et en Lui elle devient aussi sanctifiante. « Toutes les œuvres de l’Église tendent comme à leur fin, à la sanctification des hommes dans le Christ et à la glorification de Dieu » a. C’est dans l’Église qu’est déposée « la plénitude§816 des moyens de salut » b. C’est en elle que « nous acquérons la sainteté par la grâce de Dieu » c.
Le mot « catholique » signifie « universel » dans le sens de « selon la totalité » ou « selon l’intégralité ». L’Église est catholique dans un double sens :
Elle est catholique parce qu’en elle le Christ est présent. « Là où est le Christ Jésus, là est l’Église Catholique » a. En elle subsiste la plénitude du Corps du Christ uni à sa Tête 1, ce qui implique§795 qu’elle reçoive de lui « la plénitude des moyens de salut » b qu’Il a voulus : confession de foi droite et complète, vie sacramentelle intégrale et ministère ordonné dans la succession apostolique. L’Église§815-816 était, en ce sens fondamental, catholique au jour de la Pentecôte c et elle le sera toujours jusqu’au jour de la Parousie.
« Sont incorporés pleinement à la société qu’est l’Église ceux qui, ayant l’Esprit du Christ, acceptent intégralement son organisation§771 et tous les moyens de salut institués en elle, et qui, en outre, grâce§815 aux liens constitués par la profession de foi, les sacrements, le gouvernement ecclésiastique et la communion, sont unis, dans l’ensemble visible de l’Église, avec le Christ qui la dirige par le Souverain Pontife et les évêques. L’incorporation à l’Église, cependant§882, n’assure pas le salut pour celui qui, faute de persévérer dans la charité, reste bien ‘de corps’ au sein de l’Église, mais non ‘de cœur’ »a.
L’Église est apostolique : Elle est bâtie sur des assises durables : « les douze apôtres de l’Agneau » 1 ; elle est indestructible 2 ; elle est infailliblement tenue dans la vérité : le Christ la gouverne par Pierre et les autres apôtres, présents en leurs successeurs, le Pape et le collège des évêques.
Le jour de la Pentecôte, par l’effusion de l’Esprit Saint, l’Église est manifestée au monde ab. Le don de l’Esprit inaugure un temps nouveau dans la « dispensation du Mystère » : le temps de l’Église, durant lequel le Christ manifeste, rend présent et communique son œuvre de salut par la Liturgie de Son Église, « jusqu’à ce qu’Il vienne » 1. Durant ce temps de l’Église, le Christ vit et agit désormais dans Son Église et avec elle§739 d’une manière nouvelle, propre à ce temps nouveau. Il agit par les Sacrements ; c’est cela que la Tradition commune de l’Orient et de l’Occident appelle « l’Économie sacramentelle » ; celle-ci consiste en la communication (ou « dispensation ») des fruits du Mystère pascal du Christ dans la célébration de la liturgie « sacramentelle » de l’Église.
C’est pourquoi il importe de mettre d’abord en lumière cette « dispensation sacramentelle » (Chapitre premier). Ainsi apparaîtront plus clairement la nature et les aspects essentiels de la célébration liturgique (Chapitre deuxième).
Le sacerdoce ministériel ou hiérarchique des évêques et des prêtres, et le sacerdoce commun de tous les fidèles, bien§1142 que « l’un et l’autre, chacun selon son mode propre, participent de l’unique sacerdoce du Christ » a, diffèrent cependant essentiellement, tout en étant « ordonnés l’un à l’autre » b. En quel sens ? Alors que le sacerdoce commun des fidèles se réalise dans le déploiement de la grâce baptismale, vie de foi, d’espérance et de charité, vie selon l’Esprit, le sacerdoce ministériel est au service du sacerdoce commun§1120, il est relatif au déploiement de la grâce baptismale de tous les chrétiens. Il est un des moyens par lesquels le Christ ne cesse de construire et de conduire son Église. C’est pour cela qu’il est transmis par un sacrement propre, le sacrement de l’Ordre.