En canonisant certains fidèles, c’est-à-dire en proclamant solennellement que ces fidèles ont pratiqué héroïquement§1173 les vertus et vécu dans la fidélité à la grâce de Dieu, l’Église reconnaît la puissance de l’Esprit de sainteté qui est en elle et elle soutient l’espérance des fidèles en les leur donnant comme modèles et intercesseurs a1. « Les saints et les saintes ont toujours été source et origine de renouvellement dans les moments les plus difficiles de l’histoire de l’Église » b. En effet, « la sainteté est la source secrète et la mesure§2045 infaillible de son activité apostolique et de son élan missionnaire » c.
4 paragraphes sélectionnés
828, 1154, 1674, 2132
La liturgie de la Parole est partie intégrante des célébrations sacramentelles. Pour nourrir la foi des fidèles§1100, les signes de la Parole de Dieu doivent être mis en valeur : le livre de la Parole (lectionnaire ou évangéliaire), sa vénération§103 (procession, encens, lumière), le lieu de son annonce (ambon), sa lecture audible et intelligible, l’homélie du ministre qui prolonge sa proclamation, les réponses de l’assemblée (acclamations, psaumes de méditation, litanies, confession de foi).
Hors de la Liturgie sacramentelle et des sacramentaux, la catéchèse doit tenir compte des formes de la piété des fidèles et de la religiosité populaire. Le sens religieux du peuple chrétien a, de tout temps§2688, trouvé son expression dans des formes variées de piété qui entourent la vie sacramentelle de l’Église, tels que la vénération des reliques, les visites aux sanctuaires, les pèlerinages, les processions, le chemin de croix, les danses religieuses§2669§2678, le rosaire, les médailles, etc. a1b.
Le culte chrétien des images n’est pas contraire au premier commandement qui proscrit les idoles. En effet, « l’honneur rendu à une image remonte au modèle original » a, et « quiconque vénère une image, vénère en elle la personne qui y est dépeinte » bcde. L’honneur rendu aux saintes images est une « vénération respectueuse », non une adoration qui ne convient qu’à Dieu seul :
Le culte de la religion ne s’adresse pas aux images en elles-mêmes comme des réalités, mais les regarde sous leur aspect propre d’images qui nous conduisent à Dieu incarné. Or le mouvement qui s’adresse à l’image en tant que telle ne s’arrête pas à elle, mais tend à la réalité dont elle est l’image f.
