Catéchisme

5 paragraphes sélectionnés

839, 1719, 2030, 2086, 2835

« Quant à ceux qui n’ont pas encore reçu l’Évangile, sous des formes diverses, eux aussi sont ordonnés au Peuple§856 de Dieu » a :
Le rapport de l’Église avec le Peuple Juif. L’Église, Peuple de Dieu dans la Nouvelle Alliance, découvre, en scrutant son propre mystère, son lien avec le Peuple Juif b. « à qui Dieu a parlé en premier§63 » c. À la différence des autres religions non-chrétiennes la foi juive est§147 déjà réponse à la révélation de Dieu dans l’Ancienne Alliance. C’est au Peuple Juif qu’« appartiennent l’adoption filiale, la gloire, les alliances, la législation, le culte, les promesses et les patriarches, lui de qui est né, selon la chair le Christ » 1 car « les dons et l’appel de Dieu sont sans repentance » 2.
Les béatitudes découvrent le but de l’existence humaine, la fin ultime des actes humains : Dieu nous appelle à sa propre§1950 béatitude. Cette vocation s’adresse à chacun personnellement, mais aussi à l’ensemble de l’Église, peuple nouveau de ceux qui ont accueilli la promesse et en vivent dans la foi.
C’est en Église, en communion avec tous les baptisés, que le chrétien accomplit sa vocation. De l’Église, il accueille la Parole de Dieu qui contient les enseignements de la « loi du Christ » 1. De l’Église, il reçoit la grâce des sacrements qui le soutient sur la « voie§828 ». De l’Église, il apprend l’exemple de la sainteté ; il en reconnaît la figure et la source dans la Toute Sainte Vierge Marie ; il la discerne dans le témoignage authentique de ceux qui la vivent ; il la découvre dans la tradition spirituelle et la longue histoire des saints qui l’ont précédé et que la liturgie célèbre au rythme du Sanctoral§1172.
« Le premier des préceptes embrasse la foi, l’espérance et la charité. Qui dit Dieu, en effet, dit un être constant§212, immuable, toujours le même, fidèle, parfaitement juste. D’où il suit que nous devons nécessairement accepter ses Paroles, et avoir en lui une foi et une confiance entières. Il est tout-puissant, clément, infiniment porté à faire du bien. Qui pourrait ne pas mettre en lui toutes ses espérances ? Et qui pourrait ne pas l’aimer en contemplant les trésors de bonté et de tendresse qu’il a répandus sur nous ? De là cette formule que Dieu emploie dans la Sainte Écriture soit au commencement§2061, soit à la fin de ses préceptes : ‘Je suis le Seigneur’ » a.
Cette demande, et la responsabilité qu’elle engage, valent encore pour une autre faim dont les hommes dépérissent : « L’homme ne vit pas seulement de pain mais de tout ce qui sort de la bouche de Dieu » 1, c’est-à-dire sa Parole et son Souffle. Les chrétiens doivent mobiliser tout leurs efforts pour « annoncer l’Évangile aux pauvres ». Il y a une faim§2443 sur la terre, « non pas une faim de pain ni une soif d’eau, mais d’entendre la Parole de Dieu » 2. C’est pourquoi le sens spécifiquement chrétien de cette quatrième demande concerne le Pain de Vie : la Parole de Dieu à accueillir§1384 dans la foi, le Corps du Christ reçu dans l’Eucharistie 3.