Catéchisme

Collège épiscopal et souverain pontife

10 paragraphes sélectionnés

880, 881, 882, 883, 884, 885, 886, 887, 895, 1559

Le Christ§552, en instituant les Douze, « leur donna la forme d’un collège, c’est-à-dire d’un groupe stable, et mit à leur tête Pierre, choisi parmi eux » a. « De même que saint Pierre et les autres apôtres§862 constituent, de par l’institution du Seigneur, un seul collège apostolique, semblablement le Pontife romain, successeur de Pierre et les évêques, successeurs des apôtres, forment entre eux un tout » bc.
Le Seigneur a fait du seul Simon, auquel Il donna le nom de Pierre, la pierre de son Église. Il lui en a remis les§553 clefs 1 ; Il l’a institué pasteur de tout le troupeau 2. « Mais cette charge de lier et de délier qui a été donnée à Pierre a été aussi donnée, sans aucun doute, au collège des apôtres unis à leur chef » a. Cette charge pastorale de Pierre et des autres§642 apôtres appartient aux fondements de l’Église. Elle est continuée par les évêques sous la primauté du Pape.
Le Pape, évêque de Rome et successeur de saint Pierre, « est principe perpétuel et visible et fondement de l’unité qui lie§834§1369 entre eux soit les évêques, soit la multitude des fidèles » a. « En effet, le Pontife romain§837 a sur l’Église, en vertu de sa charge de Vicaire du Christ et de Pasteur de toute l’Église, un pouvoir plénier, suprême et universel qu’il peut toujours librement exercer » bc1.
« Le collège ou corps épiscopal n’a d’autorité que si on l’entend comme uni au Pontife romain, comme à son chef ». Comme tel, ce collège est « lui aussi le sujet d’un pouvoir suprême et plénier sur toute l’Église, pouvoir cependant qui ne peut s’exercer qu’avec le consentement du Pontife romain » ab.
« Le Collège des Évêques exerce le pouvoir sur l’Église tout entière de manière solennelle dans le Concile Œcuménique » a. « Il n’y a pas de Concile Œcuménique s’il n’est comme tel confirmé ou tout au moins accepté par le successeur de Pierre » b.
« Par sa composition multiple, ce collège exprime la variété et l’universalité du Peuple de Dieu ; il exprime, par son rassemblement sous un seul chef, l’unité du troupeau du Christ » a.
« Les évêques sont, chacun pour sa part, principe et fondement de l’unité dans leurs Églises particulières » a. Comme tels§1560§833 ils « exercent leur autorité pastorale sur la portion du Peuple de Dieu qui leur a été confiée » b, assistés des prêtres et des diacres. Mais, comme membres du collège épiscopal chacun d’entre eux a part à la sollicitude pour toutes les Églises c, qu’ils exercent d’abord « en gouvernant bien leur propre Église comme une portion de l’Église universelle », contribuant ainsi « au bien de tout le Corps mystique qui est aussi le Corps des Églises » d. Cette sollicitude s’étendra particulièrement aux pauvres§2448 1, aux persécutés pour la foi, ainsi qu’aux missionnaires qui œuvrent sur toute la terre.
Les Églises particulières voisines et de culture homogène forment des provinces ecclésiastiques ou des ensembles plus vastes appelés patriarcats ou régions §2032-204034). Les évêques§85-87 de ces ensembles peuvent se réunir en synodes ou en conciles provinciaux. « De même, les Conférences épiscopales peuvent, aujourd’hui, contribuer de façon multiple et féconde à ce que l’esprit collégial se réalise concrètement » a.
« Ce pouvoir qu’ils exercent personnellement au nom du Christ est un pouvoir propre, ordinaire et immédiat : il est soumis§1558 cependant dans son exercice à la régulation dernière de l’autorité suprême de l’Église » a. Mais on ne doit pas considérer les évêques comme des vicaires du Pape dont l’autorité ordinaire et immédiate sur toute l’Église n’annule pas, mais au contraire confirme et défend la leur. Celle-ci doit s’exercer en communion avec toute l’Église sous la conduite du Pape.
« C’est en vertu de la consécration sacramentelle et par la communion§877 hiérarchique avec le chef du collège et ses membres que quelqu’un est fait membre du corps épiscopal » a. Le caractère et la nature collégiale de l’ordre épiscopal se manifestent entre autres dans l’antique pratique de l’Église qui veut que pour la consécration d’un nouvel évêque§882 plusieurs évêques participent au sacre b. Pour l’ordination légitime d’un Évêque, une intervention spéciale de l’Évêque de Rome est requise aujourd’hui, en raison de sa qualité de lien suprême visible de la communion des Églises particulières dans l’Église une et de garant de leur liberté.