Catéchisme

Infaillibilité de l’Église

3 paragraphes sélectionnés

889, 890, 891

Pour maintenir l’Église dans la pureté de la foi transmise par les apôtres, le Christ a voulu conférer à son Église une participation à sa propre infaillibilité, Lui qui est la Vérité. Par le « sens surnaturel de la foi », le Peuple§92 de Dieu « s’attache indéfectiblement à la foi », sous la conduite du Magistère vivant de l’Église ab.
La mission du Magistère est liée au caractère définitif de l’alliance instaurée par Dieu§1785 dans le Christ§851 avec son Peuple ; il doit le protéger des déviations et des défaillances, et lui garantir la possibilité objective de professer sans erreur la foi authentique. La charge pastorale du Magistère est ainsi ordonnée à veiller à ce que le Peuple de Dieu demeure dans la vérité qui libère. Pour accomplir ce service, le Christ a doté les pasteurs du charisme d’infaillibilité en matière de foi et de mœurs. L’exercice de ce charisme peut revêtir plusieurs modalités :
« De cette infaillibilité, le Pontife romain, chef du collège des évêques, jouit du fait même de sa charge quand, en tant que pasteur et docteur suprême de tous les fidèles, et chargé de confirmer ses frères dans la foi, il proclame, par un acte définitif, un point de doctrine touchant la foi et les mœurs [...]. L’infaillibilité promise à l’Église réside aussi dans le corps des évêques quand il exerce son Magistère suprême en union avec le successeur de Pierre », surtout dans un Concile Œcuménique ab. Lorsque par son Magistère suprême, l’Église propose quelque chose « à croire comme étant révélé par Dieu » c et comme enseignement du Christ, « il faut adhérer dans l’obéissance de la foi à de telles définitions » d. Cette infaillibilité s’étend aussi loin que le dépôt lui-même de la Révélation divine e.