Le ministère de la catéchèse puise des énergies toujours nouvelles dans les Conciles. Le Concile de Trente constitue à cet égard un exemple à souligner : il a donné à la catéchèse une priorité dans ses constitutions et ses décrets ; il est à l’origine du Catéchisme Romain qui porte aussi son nom et constitue une œuvre de premier ordre comme abrégé de la doctrine chrétienne ; il a suscité dans l’Église une organisation remarquable de la catéchèse ; il a entraîné, grâce à de saints évêques et théologiens tels saint Pierre Canisius, saint Charles Borromée, saint Toribio de Mogrovejo, saint Robert Bellarmin, la publication de nombreux catéchismes.
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Il n’est pas étonnant, dès lors, que, dans le mouvement à la suite du deuxième Concile du Vatican a, la catéchèse de l’Église ait de nouveau attiré l’attention. Le « Directoire général de la Catéchèse » de 1971, les sessions du Synode des évêques consacrées à l’évangélisation (1974) et à la catéchèse (1977), les exhortations apostoliques qui leur correspondent, « Evangelii nuntiandi » (1975) et « Catechesi tradendæ » (1979), en témoignent. La session extraordinaire du Synode des évêques de 1985 demanda « que soit rédigé un catéchisme ou compendium de toute la doctrine catholique tant sur la foi que sur la morale » (rapport final II B a 4). Le Saint-Père, Jean-Paul II, a fait sien ce vœu émis par le Synode des évêques en reconnaissant que « ce désir répond tout à fait à un vrai besoin de l’Église universelle et des Églises particulières » (Discours 7 décembre 1985). Il mit tout en œuvre pour la réalisation de ce vœu des pères du Synode.
