Tous les religieux, exempts ou non a, prennent place parmi les coopérateurs de l’évêque diocésain dans sa charge pastorale b. L’implantation et l’expansion missionnaire de l’Église§854 requièrent la présence de la vie religieuse sous toutes ses formes dès les débuts de l’évangélisation c1. « L’histoire atteste les grands mérites des familles religieuses dans la propagation de la foi et dans la formation de nouvelles Églises, depuis les antiques Institutions monastiques et les Ordres médiévaux jusqu’aux Congrégations modernes » d.
Coopérateurs dans l’évangélisation
7 paragraphes sélectionnés
927, 928, 929, 930, 931, 932, 933
Par une « vie parfaitement et entièrement consacrée à [cette] sanctification » a, les membres de ces instituts participent à la tâche d’évangélisation de l’Église, « dans le monde et à partir du monde », où leur présence agit « à la manière d’un ferment » b. Leur témoignage de vie chrétienne§901 vise à ordonner selon Dieu les réalités temporelles et pénétrer le monde de la force de l’Évangile. Ils assument par des liens sacrés les conseils évangéliques et gardent entre eux la communion et la fraternité propres à leur mode de vie séculier c.
Au côté des formes diverses de vie consacrée « prennent place les sociétés de vie apostolique dont les membres, sans les vœux religieux, poursuivent la fin apostolique propre de leur société et, menant la vie fraternelle en commun, tendent, selon leur mode de vie propre, à la perfection de la charité par l’observation des constitutions. Il y a parmi elles des sociétés dont les membres assument les conseils évangéliques », selon leurs constitutions a.
Livré à Dieu suprêmement aimé, celui que le Baptême avait déjà voué à Lui se trouve ainsi consacré plus intimement au service divin et dédié au bien de l’Église. Par l’état de consécration à Dieu, l’Église manifeste le Christ et montre comment l’Esprit Saint agit en elle de façon admirable. Ceux qui professent les conseils évangéliques ont donc d’abord pour mission de vivre leur consécration. « Mais puisqu’ils se vouent au service de l’Église en vertu même de leur consécration, ils sont tenus par obligation de travailler de manière spéciale à l’œuvre missionnaire, selon le mode propre à leur Institut » ab.
Dans l’Église qui est comme le sacrement, c’est-à-dire le signe et l’instrument de la vie de Dieu, la vie consacrée apparaît§775 comme un signe particulier du mystère de la Rédemption. Suivre et imiter le Christ « de plus près », manifester « plus clairement » son anéantissement, c’est se trouver « plus profondément » présent, dans le cœur du Christ, à ses contemporains. Car ceux qui sont dans cette voie « plus étroite » stimulent leurs frères par leur exemple, ils rendent ce témoignage éclatant « que le monde ne peut être transfiguré et offert à Dieu sans l’esprit des béatitudes » a.
Que ce témoignage soit public, comme dans l’état religieux, ou plus discret, ou même secret, la venue du Christ§769 demeure§672 pour tous les consacrés l’origine et l’orient de leur vie :
Comme le Peuple de Dieu n’a pas ici-bas de cité permanente, [cet état] [...] manifeste pour tous les croyants la présence, déjà dans ce siècle, des biens célestes ; il témoigne de la vie nouvelle et éternelle acquise par la Rédemption du Christ, il annonce la résurrection future et la gloire céleste a.
