Catéchisme

6 paragraphes sélectionnés

94, 152, 158, 175, 683, 684

Grâce à l’assistance du Saint-Esprit§2038, l’intelligence§2518 tant des réalités que des paroles de l’héritage de la foi§66 peut croître dans la vie de l’Église :
– « Par la contemplation et l’étude des croyants§2651 qui les méditent en leur cœur » a ; c’est en particulier « la recherche théologique qui approfondit la connaissance de la vérité révélée » bc1d.
– « Par l’intelligence intérieure que les croyants éprouvent des choses spirituelles » e ; « les divines paroles et celui qui les lit grandissent ensemble » f.
– « Par la prédication de ceux qui, avec la succession épiscopale, reçurent un charisme certain de la vérité » g.
On ne peut pas croire en Jésus-Christ sans avoir part à son Esprit. C’est l’Esprit Saint qui révèle aux hommes§243§683 qui est Jésus. Car « nul ne peut dire : ‘Jésus est Seigneur’, que sous l’action de l’Esprit Saint » 1. « L’Esprit sonde tout, jusqu’aux profondeurs de Dieu [...] Nul ne connaît ce qui concerne Dieu, sinon l’Esprit de Dieu » 2. Dieu seul connaît Dieu tout entier. Nous croyons en l’Esprit Saint parce qu’il est Dieu.
L’Église ne cesse de confesser sa foi§232 en un seul Dieu, Père, Fils et Esprit Saint.
« La foi cherche à comprendre§2705 » a : il est inhérent à la foi que le croyant désire mieux connaître Celui en qui il a mis sa foi, et mieux comprendre ce qu’Il a révélé ; une connaissance plus pénétrante appellera à son tour une foi plus grande, de plus en plus embrasée d’amour§1827§2518. La grâce de la foi ouvre « les yeux du cœur » 1 pour une intelligence vive des contenus de la Révélation§90, c’est-à-dire de l’ensemble du dessein de Dieu et des mystères de la foi, de leur lien entre eux et avec le Christ, centre du mystère révélé. Or, pour « rendre toujours plus profonde l’intelligence de la Révélation, l’Esprit Saint ne cesse, par ses dons, de rendre la foi plus parfaite » b. Ainsi, selon l’adage de saint Augustin c, « je crois pour comprendre et je comprends pour mieux croire ».
« Cette foi que nous avons reçue de l’Église, nous la gardons avec soin, car sans cesse, sous l’action de l’Esprit de Dieu, telle un dépôt de grand prix renfermé dans un vase excellent, elle rajeunit et fait rajeunir le vase même qui la contient » a.
« Nul ne peut appeler Jésus Seigneur§2670§249 sinon dans l’Esprit Saint » 1. « Dieu§424§152 a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils qui crie : Abba, Père ! » 2. Cette connaissance de foi n’est possible que dans l’Esprit Saint. Pour être en contact avec le Christ, il faut d’abord avoir été touché par l’Esprit Saint. C’est lui qui vient au devant de nous, et suscite en nous la foi. De par notre Baptême, premier sacrement de la foi, la Vie, qui a sa source dans le Père et nous est offerte dans le Fils, nous est communiquée intimement et personnellement par l’Esprit Saint dans l’Église :
Le Baptême nous accorde la grâce de la nouvelle naissance en Dieu le Père par le moyen de son Fils dans l’Esprit Saint. Car ceux qui portent l’Esprit de Dieu sont conduits au Verbe, c’est-à-dire au Fils ; mais le Fils les présente au Père, et le Père leur procure l’incorruptibilité. Donc, sans l’Esprit, il n’est pas possible de voir le Fils de Dieu, et, sans le Fils, personne ne peut approcher du Père, car la connaissance du Père, c’est le Fils, et la connaissance du Fils de Dieu se fait par l’Esprit Saint a.
L’Esprit Saint par sa grâce, est premier dans l’éveil de notre foi et dans la vie nouvelle qui est de « connaître le Père et celui qu’il a envoyé, Jésus-Christ » 1. Cependant il est dernier dans la révélation des Personnes de la Trinité§236 Sainte. Saint Grégoire de Nazianze, « le Théologien », explique cette progression par la pédagogie de la « condescendance » divine :
L’Ancien Testament proclamait manifestement le Père, le Fils plus obscurément. Le Nouveau a manifesté le Fils, a fait entrevoir la divinité de l’Esprit. Maintenant l’Esprit a droit de cité parmi nous et nous accorde une vision plus claire de lui-même. En effet il n’était pas prudent, quand on ne confessait pas encore la divinité du Père, de proclamer ouvertement le Fils et, quand la divinité du Fils n’était pas encore admise, d’ajouter l’Esprit Saint comme un fardeau supplémentaire, pour employer une expression un peu hardie... C’est par des avances et des progressions « de gloire en gloire » que la lumière de la Trinité éclatera en plus brillantes clartés a.