La communion avec les défunts. « Reconnaissant dès l’abord cette communion qui existe à l’intérieur de tout le corps§1371 mystique de Jésus-Christ, l’Église en ses membres qui cheminent sur terre a entouré de beaucoup de piété la mémoire des défunts dès les premiers temps du christianisme en offrant aussi pour eux ses suffrages ; car ‘la pensée§1032§1689 de prier pour les morts, afin qu’ils soient délivrés de leurs péchés, est une pensée sainte et pieuse’ 1 » a. Notre prière pour eux peut non seulement les aider mais aussi rendre efficace leur intercession en notre faveur.
4 paragraphes sélectionnés
958, 1684, 1689, 1690
Le Sacrifice eucharistique. Lorsque la célébration a lieu dans l’église, l’Eucharistie est le cœur de la réalité Pascale de la mort chrétienne§1371 [voir OEx 1]. C’est alors que l’Église exprime sa communion efficace avec le défunt : offrant au Père, dans l’Esprit Saint, le sacrifice de la mort et de la résurrection du Christ, elle lui demande que son enfant soit purifié de ses péchés et de ses conséquences et qu’il soit admis à la plénitude Pascale de la table du Royaume [voir OEx 57]. C’est par l’Eucharistie ainsi célébrée que la communauté des fidèles, spécialement la famille du défunt, apprend à vivre en communion avec celui qui§958 « s’est endormi dans le Seigneur », en communiant au Corps du Christ dont il est membre vivant et en priant ensuite pour lui et avec lui.
L’adieu (« à-Dieu ») au défunt est sa « recommandation à Dieu » par l’Église. C’est « le dernier adieu par lequel la communauté chrétienne salue un de ses membres avant que le corps de celui-ci ne soit porté à sa tombe » [OEx 10]. La tradition§2300 byzantine l’exprime par le baiser d’adieu au défunt :
Par ce salut final « on chante pour son départ de cette vie et pour sa séparation, mais aussi parce qu’il y a une communion et une réunion. En effet, morts nous ne sommes nullement séparés les uns des autres, car tous nous parcourons le même chemin et nous nous retrouverons dans le même lieu. Nous ne serons jamais séparés, car nous vivons pour le Christ, et maintenant nous sommes unis au Christ, allant vers lui [...] nous serons tous ensemble dans le Christ » (Saint Syméon de Thessalonique, De ordine sepulturæ, 367 : PG 155, 685B).
