Catéchisme

Rosaire

3 paragraphes sélectionnés

971, 2678, 2708

« Toutes les générations me diront bienheureuse » 1 : « La piété de l’Église envers la Saint Vierge est intrinsèque au culte chrétien » a. La sainte§1172 Vierge « est légitimement honorée par l’Église d’un culte spécial. Et de fait, depuis les temps les plus reculés, la bienheureuse Vierge est honorée sous le titre de ‘Mère de Dieu’ ; les fidèles se réfugient sous sa protection, l’implorant dans tous leurs dangers et leurs besoins [...]. Ce culte [...] bien que présentant un caractère absolument unique [...] n’en est pas moins essentiellement différent du culte d’adoration qui est rendu au Verbe incarné ainsi qu’au Père et à l’Esprit Saint ; il est éminemment apte à le servir » b ; il trouve son expression dans les fêtes liturgiques dédiées à la Mère de Dieu c et dans la prière mariale, telle le Saint Rosaire, « abrégé de tout§2678 l’Évangile » d.
La piété médiévale de l’Occident a développé la prière du Rosaire, en substitut populaire de la Prière des Heures. En Orient, la forme§971§1674 litanique de l’Acathiste et de la Paraclisis est restée plus proche de l’office choral dans les Églises byzantines, tandis que les traditions arménienne, copte et syriaque, ont préféré les hymnes et les cantiques populaires à la Mère de Dieu. Mais dans l’Ave Maria, les théotokia, les hymnes de saint Ephrem ou de saint Grégoire de Narek, la tradition de la prière est ici fondamentalement la même.
La méditation met en œuvre la pensée, l’imagination, l’émotion et le désir. Cette mobilisation est nécessaire pour approfondir les convictions de foi, susciter la conversion du cœur et fortifier la volonté de suivre le Christ. La prière chrétienne s’applique de préférence à méditer « les mystères du Christ », comme dans la « lectio divina » ou le Rosaire. Cette forme de réflexion§516§2678 priante est de grande valeur, mais la prière chrétienne doit tendre plus loin : à la connaissance d’amour du Seigneur Jésus, à l’union avec Lui.