« Au moment où nous faisons notre première profession de Foi, en recevant le saint Baptême qui nous purifie, le pardon que nous recevons est si plein et si entier, qu’il ne nous reste absolument rien à effacer, soit de la faute originelle, soit des fautes commises par notre volonté propre, ni aucune peine à subir pour les expier [...]. Mais néanmoins la grâce du Baptême ne délivre personne de toutes les infirmités de la nature. Au contraire nous avons encore à combattre les mouvements de la concupiscence qui ne cessent de nous porter§1264 au mal » a.
Lutte contre la concupiscence
5 paragraphes sélectionnés
978, 1264, 1426, 2520, 2530
Dans le baptisé, certaines conséquences temporelles du péché demeurent cependant, tels les souffrances, la maladie, la mort, ou les fragilités inhérentes à la vie comme les faiblesses de caractère, etc., ainsi qu’une inclination au péché que la Tradition appelle la concupiscence, ou, métaphoriquement, « le foyer du péché » (fomes peccati) : « Laissée pour nos§976§2514 combats, la concupiscence n’est pas capable de nuire à ceux qui, n’y consentant§1426 pas, résistent avec courage par la grâce du Christ. Bien plus, ‘celui qui§405 aura combattu selon les règles sera couronné’ (2 Tm 2:5) » 1.
La conversion au Christ, la nouvelle naissance du Baptême, le don de l’Esprit Saint, le Corps et le Sang du Christ reçus en nourriture, nous ont rendu « saints et immaculés devant lui » 1, comme l’Église elle-même, épouse du Christ, est « sainte et immaculée devant lui » 2. Cependant, la vie nouvelle reçue dans l’initiation chrétienne n’a pas supprimé la fragilité et la faiblesse de la nature humaine, ni l’inclination au péché que la tradition appelle la concupiscence, qui demeure dans les baptisés§405§978 pour qu’ils fassent leurs preuves dans le combat de la vie chrétienne aidés par§1264 la grâce du Christ a. Ce combat est celui de la conversion en vue de la sainteté et de la vie éternelle à laquelle le Seigneur ne cesse de nous appeler bc.
Le Baptême confère à celui qui le reçoit la grâce de la purification de tous les péchés§2846. Mais le baptisé doit continuer§1264 à lutter contre la concupiscence de la chair et les convoitises désordonnées. Avec la grâce de Dieu, il y parvient
– par la vertu et le don de chasteté, car§2337 la chasteté permet d’aimer d’un cœur droit et sans partage.
– par la pureté d’intention qui consiste à viser§1752 la fin véritable de l’homme : D’un œil simple, le baptisé cherche à trouver et à accomplir en toute chose la volonté de Dieu 1.
– par la pureté du regard, extérieur et intérieur§1762 ; par la discipline des sentiments et de l’imagination ; par le refus de toute complaisance dans les pensées impures qui inclinent à se détourner de la voie des commandements divins : « La vue éveille la passion chez les insensés » 2.
– par la prière :
– par la vertu et le don de chasteté, car§2337 la chasteté permet d’aimer d’un cœur droit et sans partage.
– par la pureté d’intention qui consiste à viser§1752 la fin véritable de l’homme : D’un œil simple, le baptisé cherche à trouver et à accomplir en toute chose la volonté de Dieu 1.
– par la pureté du regard, extérieur et intérieur§1762 ; par la discipline des sentiments et de l’imagination ; par le refus de toute complaisance dans les pensées impures qui inclinent à se détourner de la voie des commandements divins : « La vue éveille la passion chez les insensés » 2.
– par la prière :
Je croyais que la continence relevait de mes propres forces, [...] forces que je ne me connaissais pas. Et j’étais assez sot pour ne pas savoir que personne ne peut être continent, si tu ne le lui donnes. Et certes, tu l’aurais donné, si de mon gémissement intérieur, j’avais frappé à tes oreilles et si d’une foi solide, j’avais jeté en toi mon souci 2a.
