Catéchisme

Infirmité humaine et sacrements de l’initiation chrétienne

3 paragraphes sélectionnés

978, 1264, 1426

« Au moment où nous faisons notre première profession de Foi, en recevant le saint Baptême qui nous purifie, le pardon que nous recevons est si plein et si entier, qu’il ne nous reste absolument rien à effacer, soit de la faute originelle, soit des fautes commises par notre volonté propre, ni aucune peine à subir pour les expier [...]. Mais néanmoins la grâce du Baptême ne délivre personne de toutes les infirmités de la nature. Au contraire nous avons encore à combattre les mouvements de la concupiscence qui ne cessent de nous porter§1264 au mal » a.
Dans le baptisé, certaines conséquences temporelles du péché demeurent cependant, tels les souffrances, la maladie, la mort, ou les fragilités inhérentes à la vie comme les faiblesses de caractère, etc., ainsi qu’une inclination au péché que la Tradition appelle la concupiscence, ou, métaphoriquement, « le foyer du péché » (fomes peccati) : « Laissée pour nos§976§2514 combats, la concupiscence n’est pas capable de nuire à ceux qui, n’y consentant§1426 pas, résistent avec courage par la grâce du Christ. Bien plus, ‘celui qui§405 aura combattu selon les règles sera couronné’ (2 Tm 2:5) » 1.
La conversion au Christ, la nouvelle naissance du Baptême, le don de l’Esprit Saint, le Corps et le Sang du Christ reçus en nourriture, nous ont rendu « saints et immaculés devant lui » 1, comme l’Église elle-même, épouse du Christ, est « sainte et immaculée devant lui » 2. Cependant, la vie nouvelle reçue dans l’initiation chrétienne n’a pas supprimé la fragilité et la faiblesse de la nature humaine, ni l’inclination au péché que la tradition appelle la concupiscence, qui demeure dans les baptisés§405§978 pour qu’ils fassent leurs preuves dans le combat de la vie chrétienne aidés par§1264 la grâce du Christ a. Ce combat est celui de la conversion en vue de la sainteté et de la vie éternelle à laquelle le Seigneur ne cesse de nous appeler bc.