« Au moment où nous faisons notre première profession de Foi, en recevant le saint Baptême qui nous purifie, le pardon que nous recevons est si plein et si entier, qu’il ne nous reste absolument rien à effacer, soit de la faute originelle, soit des fautes commises par notre volonté propre, ni aucune peine à subir pour les expier [...]. Mais néanmoins la grâce du Baptême ne délivre personne de toutes les infirmités de la nature. Au contraire nous avons encore à combattre les mouvements de la concupiscence qui ne cessent de nous porter§1264 au mal » a.
3 paragraphes sélectionnés
978, 979, 1264
En ce combat avec l’inclination au mal, qui serait assez vaillant et vigilant pour éviter toute blessure du péché§1446 ? « Si donc il était nécessaire que l’Église eût le pouvoir de remettre les péchés, il fallait aussi que le Baptême ne fût pas pour elle l’unique moyen de se servir de ces clefs du Royaume des cieux qu’elle avait reçues de Jésus-Christ ; il fallait qu’elle fût capable de pardonner leurs fautes à tous les pénitents, quand même ils auraient péché jusqu’au dernier moment de leur vie » a.
Dans le baptisé, certaines conséquences temporelles du péché demeurent cependant, tels les souffrances, la maladie, la mort, ou les fragilités inhérentes à la vie comme les faiblesses de caractère, etc., ainsi qu’une inclination au péché que la Tradition appelle la concupiscence, ou, métaphoriquement, « le foyer du péché » (fomes peccati) : « Laissée pour nos§976§2514 combats, la concupiscence n’est pas capable de nuire à ceux qui, n’y consentant§1426 pas, résistent avec courage par la grâce du Christ. Bien plus, ‘celui qui§405 aura combattu selon les règles sera couronné’ (2 Tm 2:5) » 1.
