Catéchisme

5 paragraphes sélectionnés

980, 1425, 1446, 1447, 2042

C’est par le sacrement de Pénitence§1422-1484 que le baptisé peut être réconcilié avec Dieu et avec l’Église :
Les pères ont eu raison d’appeler la pénitence « un baptême laborieux » a. Ce sacrement de Pénitence est, pour ceux qui sont tombés après le Baptême, nécessaire au salut, comme l’est le Baptême lui-même pour ceux qui ne sont pas encore régénérés b.
« Vous avez été lavés, vous avez été sanctifiés, vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ et par l’Esprit§1263 de notre Dieu » 1. Il faut se rendre compte de la grandeur du don de Dieu qui nous est fait dans les sacrements de l’initiation chrétienne pour saisir à quel point le péché est une chose exclue pour celui qui a « revêtu le Christ » 2. Mais l’apôtre saint Jean dit aussi : « Si nous disons que nous sommes sans péché, nous nous abusons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous » 3. Et le Seigneur lui-même nous a enseigné de prier§2838 : « Pardonne-nous nos offenses » 4 en liant le pardon mutuel de nos offenses au pardon que Dieu accordera à nos péchés.
Le Christ a institué le sacrement de Pénitence pour tous les membres pécheurs de son Église, avant tout§979 pour ceux qui, après le baptême, sont tombés dans le péché grave et qui ont ainsi§1856 perdu la grâce baptismale et blessé la communion ecclésiale. C’est à eux que le sacrement de Pénitence offre une nouvelle possibilité de se convertir et de retrouver la grâce de la justification. Les§1990 Pères de l’Église présentent ce sacrement comme « la seconde planche [de salut] après le naufrage qu’est la perte de la grâce » ab.
Au cours des siècles, la forme concrète, selon laquelle l’Église a exercé ce pouvoir reçu du Seigneur, a beaucoup varié. Durant les premiers siècles, la réconciliation des chrétiens qui avaient commis des péchés particulièrement graves après leur Baptême (par exemple l’idolâtrie, l’homicide ou l’adultère), était liée à une discipline très rigoureuse, selon laquelle les pénitents devaient faire pénitence publique pour leurs péchés, souvent durant de longues années, avant de recevoir la réconciliation. À cet « ordre des pénitents » (qui ne concernait que certains péchés graves) on n’était admis que rarement et, dans certaines régions, une seule fois dans sa vie. Pendant le septième siècle, inspirés par la tradition monastique d’Orient, les missionnaires irlandais apportèrent en Europe continentale la pratique « privée » de la pénitence qui n’exige pas la réalisation publique et prolongée d’œuvres de pénitence avant de recevoir la réconciliation avec l’Église. Le sacrement se réalise désormais d’une manière plus secrète entre le pénitent et le prêtre. Cette nouvelle pratique prévoyait la possibilité de la réitération et ouvrait ainsi le chemin à une fréquentation régulière de ce sacrement. Elle permettait d’intégrer dans une seule célébration sacramentelle le pardon des péchés graves et des péchés véniels. C’est, dans les grandes lignes, cette forme de la pénitence que l’Église pratique jusqu’à nos jours.
Le premier commandement§1457 §1389s par l’obligation de participer à la Sainte Messe et de s’abstenir des œuvres serviles ») demande aux fidèles de sanctifier le jour où l’on commémore la Résurrection du Seigneur, ainsi que les principales fêtes liturgiques où l’on honore les mystères du Seigneur, de la Bienheureuse Vierge Marie et des Saints, avant tout en participant à la célébration eucharistique qui rassemble la Communauté chrétienne, et de se libérer de tous ces travaux et de ces affaires qui sont de nature à empêcher la sanctification§2180 de ces jours ab.